[#Management] – L’Holacratie, la meilleure méthode de management ?

Briser la logique pyramidale traditionnelle pour établir un modèle égalitaire : c’est le pari de l’holacratie. Avec à la clé, la promesse d’une organisation plus efficace et d’un meilleur engagement au final des salariés vis à vis de leur entreprise.

Supprimer les positions de pouvoir et la bureaucratie, donner plus d’agilité à l’entreprise… Les bienfaits supposés de l’holacratie sont tels que ce système de gouvernance mis au point en 2001 par un éditeur de logiciels américain, Ternary Software, a depuis fait des émules.

Récemment, AXA Banque et Allianz faisaient du modèle holocratique une vision stratégique à long terme via leur concept d’entreprise libérée que l’on peut qualifier de proche intellectuellement de l’holocratie (avec une nuance liée à l’importance donnée à l’individu/organisation).

L’Holocratie vise donc à supprimer certains totems nés du Taylorisme: fiches de postes, hiérarchie, etc. au profit de nouveaux termes comme “rôles” ou “cercles”.

Dans un premier temps, on définit des rôles : prospecter des clients, concevoir le site web, signature des chèques, définition des prix, référencement des prestataires etc.
Ce n’est que dans un deuxième temps que ces rôles sont attribués à des personnes. Chacun peut bien évidemment avoir en charge plusieurs rôles, même très différents. Généralement, le chef d’entreprise en cumule 50 à 75 dès le départ, et délègue progressivement ces derniers. L’holocratie tend vers la fluidité.

Pour permettre le travail en commun, des “cercles” regroupent les rôles proches et partagent un même but (le cercle de la formation, celui de la logistique…). Plusieurs cercles peuvent même se superposer. A la différence des structures en place presque partout, une même personne peut donc, dans ce modèle, appartenir à différents cercles et donc choisir d’évoluer dans un poste qui lui correspond au mieux. Il s’agit de l’adaptabilité des tâches.

Selon le JDN, “Réactivité, efficacité, souplesse… Autant d’arguments qui évoquent d’autres théories du management, “lean” ou “agile” par exemple. Alors, l’holacratie ne serait-elle qu’une énième redite ? Pas du tout, répondent ses partisans, pour qui ce concept va beaucoup plus loin : il remet en cause l’organisation même de l’entreprise et non seulement les méthodes de travail. ”

Tout le monde aura compris que derrière ces questions, il s’agit de trouver de nouveaux modes de travail pour des entreprises atteignant une taille importante: tels des paquebots, ces grandes entreprises comme Zappos, Danone, ou encore Castorama ont tout intérêt aux avantages attendus de cette méthode. Beaucoup regardent d’ailleurs avec attention les expérimentations actuellement menées dans ces entreprises.

Kévin PEYROTTE.